Merci !

MERCI !

Par Sélim Ben Abdesselem et Karima Souid, députés ETTAKATOL France 1 et 2

C’est le premier mot qui nous vient à la bouche : Merci ! Merci aux militants d’Ettakatol qui nous ont rejoint au fil des semaines et qui n’ont pas ménagé leurs efforts durant tous ces mois de campagne, entre tractages sur les marchés, organisation de meetings, présence aux débats, animation de cafés politiques et des pages Facebook et Internet, etc… Sans vous, rien n’aurait été possible. Merci aussi aux électrices et électeurs tunisien(ne)s de France qui ont choisi de voter pour les listes Ettakatol et qui ont permis l’élection à l’Assemblée Nationale Constituante de Tunisie d’un député Ettakatol sur chacune des deux circonscriptions de France : une femme au sud, Karima Souid, née à Lyon il y a 40 ans, et un homme au nord, Sélim Ben Abdesselem, né à Tunis il y a tout juste 41 ans. Nous sommes fiers d’avoir pu réaliser cette exigence de parité et nous souhaitons que notre parti puisse suivre cet exemple pour les prochaines échéances électorales.

Nous n’oublierons jamais la confiance que vous nous avez témoignée en votant pour nous, en faisant voter pour nous ou en vous investissant dans notre campagne, parfois au détriment de vos loisirs, de votre vie personnelle et professionnelle, de votre famille, considérant que l’avenir de la Tunisie en valait largement la chandelle. Aussi, nous resterons l’un(e) et l’autre à votre disposition et à votre écoute pour répondre à vos interrogations et exprimer votre sentiment au sein des instances de notre parti, comme dans l’enceinte de l’Assemblée Constituante. Vous pouvez donc nous écrire par mail aux adresses suivantes : karima.souid@ettakatol-france.org et selim.ben-abdessalem@ettakatol-france.org

Nous sommes aujourd’hui à Tunis et nous nous préparons pour siéger à la première assemblée issue d’une élection démocratique en Tunisie. C’est là un immense honneur pour nous et nous vous le devons. Une ombre de taille au tableau cependant : les islamistes d’Ennahdha disposeront du groupe de loin le plus important et notre résultat peut sembler en décalage par rapport à l’espoir que nous avions de conquérir la 2ème place en France comme en Tunisie. N’oublions pas cependant qu’au lendemain de la Révolution, Ettakatol était un parti quasiment inconnu, autant en Tunisie qu’au sein de la communauté tunisienne de France, alors qu’Ennahdha avait tout simplement trente ans d’avance sur nous en terme de notoriété et de présence sur le terrain ou dans la clandestinité, autant en Tunisie qu’à l’étranger. Tirer les leçons de cette élection, c’est avant tout fidéliser nos militants et nos électeurs en leur donnant des perspectives d’action et d’espoir et s’investir auprès des tunisiens des quartiers populaires où notre message a moins convaincu que celui des islamistes.

Car aujourd’hui, Ettakatol compte plus de 30.000 militants contre moins de 200 avant la Révolution et s’est installé dans le paysage politique tunisien comme le parti ayant la capacité de rassembler le camp progressiste. Un autre enseignement de ces élections est que les tunisiens ont, malgré le grand nombre de listes, choisi de faire confiance aux partis plus qu’aux listes indépendantes en Tunisie comme à l’étranger. Ces élections marquent aussi l’échec de la stratégie du « tous contre Ennahdha » à l’égard de laquelle nous avons toujours été sceptiques, préférant parler aux tunisiens sans ostracisme en leur présentant nos propositions. Ces élections nous ont donné en grande partie raison. Aussi, faudra-t-il savoir se montrer ouverts à l’égard de celles et ceux qui, dès demain, souhaiteraient nous rejoindre : ils sont les bienvenus à Ettakatol pour travailler avec nous et faire gagner demain le camp progressiste dans notre chère Tunisie !

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