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La Tunisie doit sortir gagnante à l’issue de cette dernière ligne droite de la transition démocratique

Conférence de presse Ettakatol 19/12/2013

Conférence de presse Ettakatol 19/12/2013

Texte de Chiraz Kefi, Gnet.tn

Mouldi Riahi, président du groupe parlementaire du parti Ettakatol à l’Assemblée Nationale Constituante, a annoncé ce matin lors d’une conférence de presse la décision de son parti de laisser les canaux du dialogue ouverts quelle que soit la nature des adversaires politiques et quelle que soit la situation politique qui prévaudrait dans le pays. « La Tunisie doit sortir gagnante à l’issue de cette dernière ligne droite de la transition démocratique…Nous nous engageons par conséquent à continuer notre participation au sein de ce dialogue national pour le faire réussir. Nous savons toutefois que la route sera semée d’embûches, mais nous savons aussi que les conditions réunies pour la réussite sont plus nombreuses que les conditions menant à l’échec », a-t-il dit.

Au sujet du dialogue national, Mouldi Riahi a précisé que le candidat d’Ettakatol pour le poste de Chef du Gouvernement était Ahmed Mestiri : «Pour ses compétences, son expérience et sa probité, et ce malgré son âge avancé », a-t-il dit, précisant que son parti n’avait jamais proposé le nom de Mehdi Jomâa, mais qu’après que le nom de celui-ci soit resté en fin de course, face à celui de Jalloul Ayed, Ettakatol avait voté pour Mehdi Jomâa.

Il a exprimé le soutien de son parti au candidat retenu, et sa prédisposition à apporter des idées pour la constitution d’un gouvernement compétent. « Nous avons toujours appelé à ce que les membres du prochain gouvernement ne soient pas concernés de manière directe par les élections. Son rôle est de s’occuper des élections. L’Assemblée Nationale Constituante,  se chargera d’élaborer les textes de loi qui régiront les élections, l’Instance supérieure indépendante des élections se chargera d’organiser les élections, et le gouvernement  donne tout l’appui financier et sécuritaire pour la bonne tenue de ces élections », selon Mouldi Riahi.

Il a réitéré qu’Ettakatol tenait à ce que ce gouvernement soit indépendant et composé de compétences «et nous insisterons là-dessus lors des concertations  avec le chef du gouvernement, et lors du dialogue qui reprendra demain (Vendredi)… », a-t-il précisé, tout en exprimant ses regrets de voir le Front populaire suspendre sa participation au dialogue national : «Nous insisterons pour qu’il renonce à cette décision, et pour qu’il reprenne leur participation à cette transition démocratique… », a-t-i déclaré.

En tant que président du groupe parlementaire d’Ettakatol, Mouldi Riahi a déclaré qu’un accord a été trouvé autour des dispositions transitoires  « et tout ce qui est élémentaire et de fond… Nous nous réunirons avec les experts au début de la semaine prochaine pour clôturer ce chapitre »,  a-t-il dit.

Il a par ailleurs exprimé la position d’Ettakatol de conserver l’Assemblée nationale constituante jusqu’à la tenue des prochaines élections. « Le fait de laisser le gouvernement sans contrôle est un fait grave, voire très grave. Ce contrôle est du rôle de l’Assemblée…Nous avons d’ailleurs une idée que nous sommes en train d’étudier et selon laquelle des vacances parlementaires doivent être décrétées 2 à 3 mois avant la tenue des élections, pour qu’en aucun cas l’ANC ne puisse être instrumentalisée pour des fins électorales », a-t-il dit.

Jalel Bouzid, député d’Ettakatol est quant à lui revenu sur la crise par laquelle passe la commission de tri pour les candidatures qui feront partie du conseil de l’ISIE. « Nous avons pensé à certaines solutions. Soit amender le texte de loi, mais ce serait long à réaliser, c’est pour cela que nous avons pensé à l’élaboration d’une loi explicative du code électoral, surtout des articles 6 et 7 qui parlent  de l’échelle d’évaluation des compétences et de l’expérience des candidats », a-t-i expliqué, pour mettre fin aux décisions de justice ordonnant l’annulation des résultats du tri des candidatures, pour non-conformité avec la loi.

Thouraya Hammami Bekri, vice-présidente du conseil d’Ettakatol, a défendu pour sa part la loi de finance 2014, ayant fait couler beaucoup d’encre. Dans une approche qu’elle considère être objective, elle a déclaré que cette nouvelle loi, permettra à 350 000 travailleurs à accéder au 13ème mois, et de faire diminuer les impôts de ceux qui gagnent moins de 500 dinars par mois. Mais aussi que cette loi toucherait 75 000 agriculteurs dont les dettes seront effacées.

« Ce projet de loi reflète une volonté d’ouvrir les dossiers financiers et d’appliquer la politique sociale générale. Il a abordé la question d’une meilleure gestion des dépenses salariales qui augmentent chaque année de 13%, et des dépenses de l’Etat, mais aussi la subvention de l’Etat, et la création de plus de projets à l’intérieur du pays…Nous soutenons le fait que l’Etat continue à subventionner certains produits, surtout quand il s’agit de la classe moyenne et à faible revenu. En Tunisie, l’Etat subventionne le carburant à hauteur de 230 dinars en moyenne par an pour un véhicule 4 chevaux, alors qu’il subventionne un véhicule 15 chevaux à hauteur de 1200 dinars en moyenne par an. A Ettakatol nous pensons que ceux qui possèdent des voitures de luxe n’ont pas besoin de cette subvention et nous sommes pour que l’Etat fasse profiter les classes les moins favorisées, et employer cet argent pour l’amélioration du dispositif de transport public », a-t-elle dit.

Intervention de Mouldi Riahi: Processus gouvernemental et Constitutionnel

Intervention de Jalel Bouzid: processus électoral

Intervention de Thouraya Hamami Bekri: Loi des finances 2014

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